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Forces terrestres

Rapport de brigade 2008

Rapport de la brigade blindée 1, place d’armes de Thoune, le 4 avril 2008

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«En compétition, en combat, il n’y a pas de second!»

Quelque 800 Officiers de la brigade blindée 1 se sont réunis sur la place d’armes de Thoune pour le rapport annuel. Le commandant, le brigadier Daniel Berger, a disserté sur le lien entre hier, aujourd’hui et demain. Le champion de saut à skis Andreas Kuettel et l’historien militaire Hervé de Weck étaient les invités de marque de la journée.

 

La brigade blindée 1 a fêté son rapport annuel le 4 avril 2008 à Thoune. Des personnalités du Département de la défense, du monde politique et économique ont participé à l’événement dans les halles A et B de la place d’armes. Quelque 800 officiers ont écouté avec attention et intérêt les déclarations du brigadier Daniel Berger et des invités.

Le brigadier Daniel Berger a présenté, en mots et en images, les principaux engagements de l’année 2007. Le commandant de la brigade blindée 1 s’est dit très satisfait du travail effectué. Il a souligné les domaines à améliorer. Selon lui, dans un futur proche, l’accent devra être mis sur la planification des cadres, la méthodologie et l’instruction.

Le commandant s’est demandé si les troupes de char avaient encore un avenir. Sa réponse: «Je réponds par un clair oui. Le temps des batailles de chars est révolu. La probabilité, dans l’environnement géostratégique actuel, d’un conflit majeur en Europe entre armées modernes et mécanisées reste faible. Mais il est aussi exact que les véhicules blindés demeurent un moyen clé pour s’imposer face à un adversaire opérant de manière symétrique ou asymétrique, grâce à leur protection, leur puissance de feu ou leur mobilité. Le fait de réduire les pertes de nos hommes et la capacité de s’imposer justifient de loin les coûts d’acquisition et d’entretien ainsi que l’instruction!»

Selon le brigadier, les troupes blindées suisses doivent intégrer des scénarios réalistes afin de faire face à des engagements complexes, notamment en milieu urbain. Le futur développement de notre armée ne prévoit donc pas la suppression des troupes blindées, a-t-il assuré.

La composante humaine: «L’homme, et plus particulièrement le soldat, se trouve au coeur de nos préoccupations et actions. Sans ces considérations, même les meilleures planifications restent des tigres de papier», a lancé le brigadier Daniel Berger. Selon lui, les officiers sont responsables vis-à-vis des soldats et non des chefs. «Il va de notre responsabilité de rendre les hommes à la vie civile en pleine forme!»

Les mots d’ordre restent plus que jamais «Crédibilité, Cohérence, Compétence et Convivialité». Le commandant a conclu avec ce leitmotiv: «En compétition, en combat, il n’y a pas de second!»

Les invités:

Le brigadier Daniel Berger et le champion de saut à skis Andreas Kuettel ont discuté, confortablement assis dans des fauteuils installés sur la scène. Selon le recordman de Suisse (222 mètres), contrairement au contexte militaire, en sport, une deuxième, troisième ou même dixième place a de la valeur. Le sportif a répondu aux questions du commandant avec simplicité et en toute décontraction.

Ursula Haller, conseillère nationale UDC et vice-présidente de la Ville de Thoune, a tressé des lauriers à sa ville et à l’armée suisse, très bien implantée à Thoune. La bouillonnante politicienne a aussi fait un discours politique: elle a vertement critiqué l’attitude de son parti qui tente d’éjecter la Grisonne Eveline Widmer-Schlumpf du Conseil fédéral.

Le divisionnaire André Blattmann, remplaçant du chef de l’armée, a lui rappelé l’importance et les avantages de l’armée de milice. «Ce système permet des engagements avec des résultats remarquables. La Suisse ne peut renoncer à un tel système si elle veut rester sur la voie du succès.» Selon lui, c’est la seule stratégie envisageable. Il a souligné la nécessité que l’économie soit prête à mettre à disposition de l’armée ses meilleurs hommes.

Hervé de Weck, rédacteur en chef de la «Revue militaire suisse», a conté l’histoire de de la brigade blindée 1. «Si l’on faisait sa généalogie, on pourrait dire que sa grand-mère est la brigade légère 1 et que sa mère la division mécanisée 1.» Cet éminent spécialiste de l’histoire militaire a exposé avec passion les différentes étapes de la «grand-mère» jusqu’à la «petite fille». Selon Hervé de Weck, la brigade légère 1 fonctionnait avec trois carburants dans les années trente: «l’avoine des chevaux, l’essence des véhicules à moteur et la transpiration des cyclistes!»

Cellule communication br bl 1

 

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Divisionnaire André Blattmann
    Pour des questions concernant cette page: Of spéc (cap) Théophile Studer
    Dernière modification: 17.12.2008
    Emblème de la brigade blindée 1

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